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Bernard Kouchner, représentant spécial de l'ONU au Kosovo

Le 2 juillet 1999, Bernard Kouchner est nommé par le Secrétaire général de l’ONU, Koffi Annan (1997-2006), au poste de Haut représentant du Secrétariat général des Nations Unies au Kosovo. 

Le 17 juillet 1999, le « French doctor » se rend à Mitrovica pour la première fois, où il s’exprime, devant l’hôpital de la ville côte sud :

« Ma première tâche est que les droits élémentaires de l’homme soient respectés. Ensuite viennent les droits publics et, en particulier, deux piliers essentiels de la vie commune : la loi et l’ordre. Puis il faudra faciliter le développement économique. Enfin, nous devrons progressivement créer et développer les institutions d’un gouvernement. C’est mon agenda. Il est simple et ambitieux. »

Le « French doctor » au chevet du Kosovo

L’ancien secrétaire d’État à la Santé du gouvernement Jospin, fondateur de Médecins sans frontières, et ardent promoteur du « devoir d’ingérence » humanitaire est appelé au chevet du Kosovo dévasté par la guerre. Bernard Kouchner reste en poste de juillet 1999 à janvier 2001, dix-huit mois durant lesquels il appliquera la politique des Nations Unies pour reconstruire le système politique et l’économie du Kosovo, fragilisés voire détruits par la guerre. Il est ensuite remplacé par l’ancien ministre de la Défense danois, Hans Haekkerup. Par ailleurs, les élections municipales qu’il a organisées, aboutiront à une victoire écrasante du parti modéré d’Ibrahim Rugova, sur l’Armée de Libération du Kosovo (UÇK).

Un personnage controversé 

Toutefois, Bernard Kouchner est mis en cause dans l’ouvrage de Carla Del Ponte, La traque, les criminels de guerre et moi.

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Alors qu’il dirigeait la mission des Nations Unies pour le Kosovo (MINUK), Bernard Kouchner aurait indirectement fait obstruction aux enquêtes diligentées par la procureure du Tribunal spécial pour l’ex-Yougoslavie, contre Hashim Thaçi, l’actuel président du Kosovo. Ce dernier serait impliqué dans plusieurs affaires criminelles du temps de la guérilla indépendantiste (trafic d’organes, d’armes, de drogue…). Ces affaires ayant été pointées par un rapport du Conseil de l’Europe en 2011.

 
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