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Novembre 2001 - Les premières élections «libres» du pays

Le 17 novembre 2001, le Kosovo procède à ses premières élections dites « libres » depuis la fin du conflit l’opposant à la Serbie en 1998-1999. Elles visent à désigner l’assemblée provisoire du pays.

Sur cette photo, les urnes parviennent au bureau régional de l’OSCE (organisation de sécurité et de coopération européenne, ndlr)  qui fait office de centre de comptage, situé à Obiliq/Obilić.

Si les Albanais du Kosovo avaient déjà organisé des élections dans les années 90 (en 1992 et en 1998, ndlr), le vote n’était mis en place que dans le but de boycotter les élections organisées par les autorités yougoslaves, dans le cadre d’une société parallèle à celle de Belgrade.

Cette fois-ci, c’est dans le cadre d’une élection reconnue par les instances internationales que se massent les Albanais aux bureaux de vote du Kosovo. Le contrôle des cartes de vote et d’identité des électeurs obligatoire par les agents de l’OSCE et de l’UNMIK (mission des Nations-Unies pour le Kosovo, ndlr).Les bulletins proviennent des lycées environnants de Vucitrn, district de la ville de Mitrovica.

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C’est également la première fois que les partis des Albanais du Kosovo sont représentés de manière démocratique. Cette élection va donner lieu à deux grands courants politiques : la LDK, les « pacifistes actifs » et les militaires, anciens dirigeants de l’UÇK, qui vont former le PDK que l’on connaît aujourd’hui, principal parti au pouvoir. Les deux futurs partis s’accordent sur un point : le Kosovo doit devenir indépendant.

5500 candidats se sont présentés dans 27 des 30 municipalités définies.  Sauf dans les municipalités serbes du Kosovo, dans le nord-ouest du pays, où le scrutin n’a pas eu lieu. Ce sont donc 869 candidats qui seront élus. Avec 913 179 inscrits, la participation a été de 79%.

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L’ECPAD est un centre d’archives et de production audiovisuelle,  sous la tutelle du ministre des Armées. Il témoigne de l’engagement de l’armée française sur les conflits. Ses équipes de reportage sont présentes sur tous les théâtres d’opérations dans le monde.

 

 

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