Le départ de la villa était prévu à 8h30. Avant, il faut passer par le petit-déj, pain perdu à 3000 calories/grammes et café. La répartition du matériel est la deuxième épreuve de cette matinée. Les matonnes nous chargent les sacs dès qu’on tourne la tête.

Opération Tetris. La camionnette-taxi nous attend mais une fois de plus, les valises n’ont pas leur place. Trop de fatigue pour s’énerver. Les mines déconfites accusent le déficit de sommeil.  

Arrivée à l’aéroport de Pristina

Le sentiment de fatigue se confond avec la nostalgie de fin d’aventure. Mais point de repos pour nos lofteurs. À l’aéroport, certains payent leur fixeur, d’autres tapotent frénétiquement tout laptop ouvert. Les derniers articles se mettent en boîte. Une minable boutique de souvenirs fait son chiffre d’affaires annuel avec les retardataires des cadeaux. Au menu, fanions albanais du meilleur goût et bols en fausse céramique. 

Embarquement pour Vienne 

L’avion qui nous emmène dans la capitale autrichienne ne compte quasiment que les membres de Kosovox.

La team Kosovox à l’aéroport de Vienne le jour du départ pour Pristina. © Alice Lefebvre

Dans l’ambiance musicale des palais viennois, on choisit nos places et les groupes se forment pour évoquer les meilleurs souvenirs du Kosovo. Pristina est désormais dernière nous. L’arrivée à l’aéroport de Vienne est l’occasion de reprendre le même selfie pris 10 jours plus tôt. Snif, c’est déjà fini. Après un repas des plus décevants, les dernières publications sortent sur les réseaux sociaux. La rédaction en chef fouette les derniers retardataires. 

Paris, Eiffel Tower, croissant, voulez-vous coucher avec moi ?

La team Kosovox à l’aéroport de Vienne le jour du retour vers Paris. © Alice Lefebvre

Cette fois, on y est. La dernière ligne droite avant de refermer la page du Loft. Les nuages, CDG et les valises. Tels des soldats de retours de campagnes napoléoniennes, certains ont leurs copains/copines qui les attendent derrière la grille, d’autres ouvrent WhatsApp pour se consoler.

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Clap de fin

1 an de préparation, 15 journalistes, 80 reportages. Kosovox, c’est fini. L’aventure aura été une expérience incroyable pour nous et, j’espère, pour vous aussi. On est parti à la découverte d’un pays qui s’est révélé à nos yeux extraordinaire, qu’on a essayé d’aborder sans a priori, ni censure, avec le souci de traiter avec impartialité les thèmes les plus brûlants.

Si l’équipe de Kosovox est rentrée au bercail, l’aventure continue. Les reportages nécessitant plus de temps d’écriture vont être publiés dans les prochains jours. 

On ne s’oublie pas.

Florent Vairet

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