Ramush Haradinaj, Albin Kurti et Avdullah Hoti, les principaux dirigeants politiques ont voté aux élections législatives anticipées ce dimanche. Ils sont tous prétendants au poste de Premier ministre.

Ça y est, ils ont glissé leur bulletin dans l’urne. En fin de matinée, Pristina a vu défiler les caciques de la politique kosovare se succéder dans l’isoloir. Ramush Haradinaj (AAK), Albin Kurti (Vetëvendosje) ou encore Avdullah Hoti (LDK) ont voté. Au total, 1,8 million d’électeurs sont appelés à voter ce dimanche pour les élections législatives anticipées.

Ce qu’ont déclaré les trois leaders politiques

  • Ramush Haradinaj (AAK)

Leader politique de l’Alliance pour l’avenir du Kosovo (AAK), Ramush Haradinaj s’est rendu à l’Ecole de médecine, transformée en bureau de vote pour l’occasion. A sa sortie, il a déclaré :  « Devant nous, de nombreux défis nous attendent mais nous trouverons les solutions dès aujourd’hui en votant. J’ai donc voté pour les trouver, pour la croissance économique et pour l’Etat de droit dans notre pays. »

  • Albin Kurti (Vetëvendosje)

Accueilli par une dizaine de caméras et photographes, le leader du parti Vëtevendosje (Autodétermination) a été, lui, plus réservé : « Je viens juste de réaliser mon droit démocratique et j’ai rempli mon devoir civique en votant pour ces extraordinaires élections. Elles nous donneront un nouveau Parlement et un nouveau gouvernement. »

  • Avdullah Hoti (LDK)

Au même moment, le candidat de centre-droit, que l’on présente parfois comme le « Macron kosovar », a accompli son devoir citoyen : « Nous venons de voter avec ma femme. Je suis sûr que ces élections vont apporter un changement, un nouveau standard démocratique au Kosovo. » Une élection qu’il qualifie « d’importante pour le Kosovo » et dont il espère que « tous ceux qui sont impliqués dedans en respecteront le processus ».


La communauté internationale aux aguets

Les élections kosovares sont scrutées à la loupe par la communauté internationale. L’ambassadeur des États-Unis dans le pays a ainsi exprimé sur Twitter son « soutien aux observateurs techniques de l’OSCE » pour les élections au « nord du Kosovo. » Une région marquée par les tensions entre Serbes et Kosovars dans laquelle il s’est rendu dans la matinée. S.E Greg Delawie précise toutefois que si « la communauté internationale regarde, la décision finale appartient au Kosovo ». Dans un précédent tweet, le diplomate appelait en effet les Kosovars à signaler toute irrégularité du scrutin à la Commission centrale des élections.

Jonathan Dupriez

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