Qui sont-ils ? C’est peut-être l’une des premières questions que l’on se pose avant de venir dans ce petit pays au coeur des Balkans. Voici la série « Humans of Kosovo », portraits de personnes rencontrées dans la rue.

Gresa, Arijana et Diellza : 

Trois jeunes femmes de 21 ans, toutes étudiantes à l’université de Pristina (respectivement technologie alimentaire, économie et journalisme). Le mercredi, elles se retrouvent place du Grand Hotel avant d’aller se balader dans le centre ville. Au programme : shopping, glace et bavardage entre copines.

Gresa, Arijana et Diellza. © Thomas Schnell

Endrit, Suar et Ardit :

Ils sont au lycée. A la veille des grandes vacances, les résultats des derniers examens sont affichés sur le mur de l’établissement. Ils stressent. S’ils valident, ils peuvent passer au niveau supérieur. D’ailleurs, pour tous les troisc c’est gagné, leur été sera chouette. 

Endrit, Suar et Ardit. © Thomas Schnell

Arlind et Arbnor : 

Ils ont 14 ans. Ils sont encore au collège mais, là, c’est les vacances d’été jusqu’en septembre. Alors ils occupent leurs journées en se rendant dans le centre de Pristina en VTT toutes les après-midis pour faire quelques dérapages et des petites figures freestyle.

Arlind et Arbnor. © Thomas Schnell

Edis Çollakovic : 

Journaliste en charge des question liées à la communauté Bosniaque, Edis Çollakovic travaille à la Radio Télévision du Kosovo depuis deux ans. Il a 32 ans et garde toujours une chemise propre à son bureau au cas où il passe en plateau.

Edis Çollakovic. © Thomas Schnell

Zequir Halili et Zoj Bajraktari :

Ce couple vit dans un hameau perdu dans les montagne de la région de Rugova. Le mari est le doyen du village, il est né en 1931. C’est une mémoire vivante, un vieux sage sur la montagne.

Zequir Halili et Zoj Bajraktari. © Thomas Schnell

Njomza Berisha :

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Présentatrice vedette de la troisième de télévision publique, la RTK Live, elle est le visage des informations nationales depuis sept ans.

Njomza Berisha. © Thomas Schnell

Ardiana Gashi :

Chaque matin, c’est elle qui réveille les Kosovars à la télévision. Ariana Gashi est présentatrice de la matinale sur RTK 3, la chaîne d’info en continu de la télévision publique kosovare.

Ardiana Gashi. © Thomas Schnell

Granit et Vesa :

Impossible de savoir si ils sont en couple. Au Kosovo, on attend le bon petit copain ou la bonne petite copine avant de faire les présentations officielles. Granit et Vesa sont étudiants en économie et ils ont passé leur dernier partiel ce matin. Ils se baladent donc l’après-midi dans Pristina.

Granit et Vesa. © Thomas Schnell

Adriatik :

A Pristina, la plupart des habitants sont d’origine albanaise. Bien souvent, leur parent leur donne le nom d’une ville, ou d’une partie du pays originel. Lui, c’est Adriatik, il est cuistot dans un Qebaptore, un restaurant typique au Kosovo qui sert surtout de la viande grillée avec du pain et des poivrons.

Adriatik. © Thomas Schnell

Melissa :

Le plus difficile pour un jeune kosovar, c’est de voyager. D’abord, parce qu’ils n’ont pas beaucoup d’argent, mais surtout parce que les visas sont compliqués à obtenir. Melissa, elle, bénéficie de la double nationalité suisse et kosovare. Elle passe donc son temps entre le pays de ses parents et celui de son travail. Elle est en charge du design graphique pour un média suisse.

Melissa. © Thomas Schnell

Njomza Dragusha :

L’engagement de la jeunesse dans le débat social et politique est important à Pristina. Njomza Dragusha a fondé l’association Termokiss. Dans une ancienne centrale thermique, les membres se réunissent et débatent de la façon dont ils veulent voir leur pays évoluer. Les médias alternatifs sont souvent invités.

Njomza Dragusha. © Thomas Schnell

Audi Zaigi :

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« You’re talking to me ? » Ici les chauffeurs de taxi sont moins énervés que dans les films de Scorsese. Audi (et ça ne s’invente pas) conduit son taxi rouge depuis près de 10 ans dans la région de Rugova avec beaucoup de bonhomie.

Audi Zaigi. © Thomas Schnell

Last nice man :

Le dernier personnage de cette série n’a pas de nom. Il incarne toute la bonté et la générosité des habitants de ce pays. Nous l’avons rencontré sur le parking d’un petit hameau dans les montagnes. Il nous a emmené dans son van à la frontière du Monténégro, juste parce qu’on lui avait demandé. Il a discuté avec les gardes frontières en serbe, et nous a fait la traduction.

Puis, il nous a ramenés à l’arrêt de bus. Mais là, il ne pouvait pas nous laisser seul, sans savoir si le bus passerait vraiment. Alors il a arrêté une voiture, et demandé au chauffeur de nous emmener jusqu’à la ville la plus proche. Pour tout ça, homme du Kosovo, nous te disons merci. Ta gentillesse spontanée nous a touchés.

Human of Kosovo. © Thomas Schnell

Thomas Schnell

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