Pour son septième jour au Kosovo, la team a décidé de prendre un peu de repos. Aucun reportage prévu ce dimanche… On prend du temps pour nous ! Manque de chance, ce qu’on nous avait annoncé être une balade de santé s’est transformée en sport extrême.

Après une semaine passée aux quatre coins du Kosovo, la team puise dans ses dernières ressources d’énergie. Le réveil est difficile. Certains n’hésitent pas à commander d’emblée trois macchiatos au petit-déjeuner pour retrouver leur aplomb.

Quelques minutes de sommeil en plus avant d’attaquer le petit-déjeuner © Romain Lejeune

En route pour Rugova

Notre rédactrice en chef est clouée au lit après une insolation. Nous devons partir sans elle (et sans Sophie, restée à l’hôtel pour la soutenir).

Heureusement pour nous, c’est le « jour OFF ». Un jour de repos, un vrai… Et bien mérité ! Ce dimanche, nous sommes donc 15 à prendre la direction des montagnes de Rugova, à l’ouest du Kosovo. Au programme, « une petite randonnée » avant d’atteindre le lac pour se baigner.

L’office du tourisme nous a conseillé cette balade tranquille, comme celles que l’on fait le dimanche en famille. C’est en tout cas ce qu’on nous a promis.

La navette nous attend devant l’hôtel à 9h pile. Comme un signe avant-coureur, le trajet nous réserve déjà quelques surprises inattendues.

Premier arrêt : le chauffeur pensait que nous nous rendions seulement à Pejë/Peć alors que nous souhaitons atteindre les montagnes. On s’accorde sur un prix.

Deuxième arrêt : le chauffeur s’arrête dans un garage. Il regonfle ses pneus.

Troisième arrêt : le chauffeur manque d’essence, nous faisons un crochet par la station service.

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Enfin, nous voilà partis !

Arrivée à Rugova

Après avoir roulé sur les routes escarpées des montagnes de Rugova, nous voilà sur la terrasse d’un restaurant dont la vue est à couper le souffle. À peine le temps d’emporter de quoi déjeuner, et nous partons.

Marc prend des photos depuis le restaurant © Florent Vairet

Certains traînent des pieds… Ils ne savent pas encore que cette petite balade est bien plus périlleuse qu’ils ne le pensaient.

On monte, on monte, on monte…

Les habitants du village nous ont promis une heure de route pour atteindre le lac © Florent Vairet

Une heure de route pour atteindre le lac. C’est ce qui est prévu. Tout le monde se rend vite compte que ce n’est pas vraiment ce pour quoi on avait signé, notamment Florie, l’organisatrice de la sortie : « Mais j’y suis pour rien ! Tout le monde m’a dit que le chemin était facile ! » Au bout d’une dizaine de minutes, notre accompagnatrice Isabelle est la première à sentir qu’il ne fait pas bon nous suivre… Elle décide de rebrousser chemin. Une heure plus tard, ce sera au tour de Romain de redescendre pour ne pas laisser seule Isabelle.

Nous suivons les balises rouge et blanche. Nous montons encore et encore, et encore. Nos mollets se durcissent et rougissent au contact des orties. On entend des cris ça et là. Certains hésitent à quitter cette randonnée bien plus sportive qu’elle n’aurait dû l’être. Heureusement, le chemin nous réserve quelques merveilles de la nature.

Sur un tronc d’arbre, ce champignon multicolore © Florent Vairet

Enfin là-haut ! Mais où est le lac ?

Sur la carte, nous sommes officiellement sur le territoire du Monténégro © Florent Vairet

Une heure trente de montée en dénivelé sur de la terre, des cailloux et des troncs et nous voilà là-haut, surplomblant la montagne. Les paysages sont impressionnants. L’air n’a rien à voir avec celui de la capitale Pristina… Ici, on respire.

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Nous prenons le temps de déjeuner mais une question nous taraude : où est le fameux lac pour lequel nous sommes venus ? Face à nous, nous n’avons pour seul paysage que des plaines, de l’herbe, des fleurs.

Nous sommes partis depuis une heure trente, et toujours pas de lac © Gwendolina Duval

D’un commun accord, nous décidons d’abandonner la route. L’orage commence à gronder et nous sommes en pleine forêt.

Pas de lac… mais de l’orage

L’aller était difficile. Le retour le sera encore plus ! L’orage s’invite dans notre petite sortie. Plus nous avançons vers notre point d’arrivée, plus la pluie devient forte.

En plus de cela, nous nous perdons en route. Pendant trente minutes, personne n’est capable de retrouver le chemin par lequel nous sommes arrivés. Où sommes-nous ?

Les plus aventuriers d’entre nous retrouvent la trace de notre chemin. Alléluia, nous sommes sauvés… Puis nous voilà de retour au restaurant, lessivés mais heureux.

On a eu froid, on a eu mal, mais quelle belle aventure © Gwendolina Duval

La balade, aussi surprenante soit-elle, valait vraiment le coup.

Sofian Aissaoui

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