La représentante de l’Union européenne au Kosovo, Nataliya Apostolova, a mis en garde les candidats aux élections législatives contre toute tentative de pression qui pourrait « remettre en question l’intégrité du processus électoral ».

Au tour de l’Union européenne de se tourmenter. La représentante de l’UE au Kosovo, la Bulgare Nataliya Apostolova, a appelé ce mardi tous les candidats et leaders politiques à s’abstenir de tout propos qui pourraient pénaliser le bon déroulement des élections législatives anticipées, prévues ce dimanche. « J’ai rencontré de nombreux intervenants politiques qui m’ont assuré de la tenue d’élections transparentes et paisibles le 11 juin prochain », a indiqué l’ambassadrice. « Des rapports récents faisant état d’actions d’intimidation vont à l’encontre de cette attente. »

Nataliya Apostolova a également rappelé que les élections sont absolument déterminantes pour l’avenir du pays. « Le peuple kosovar doit se se sentir confiant et libre de toute pression politique afin de faire ses propres choix », a-t-elle estimé. Afin de contrôler le bon déroulement du scrutin, l’Union européenne avait décidé il y a quelques jours de déployer une mission d’observation électorale, sur invitation du président du Kosovo. Des craintes de fraudes électorales avaient notamment été soulevées par certains parlementaires kosovars. C’est la troisième fois qu’un tel mandat est installé au sein du pays, rappelle l’Union européenne dans un communiqué, ce qui prouve « son engagement à supporter le processus de réforme du pays ».

Un Slovène nommé à la tête de la mission d’observation

La haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, a décidé de nommé le Slovène Alojz Peterle en tant que responsable de cette mission d’observation. Ce député européen est notamment connu pour avoir été le premier président du gouvernement de la Slovénie, entre 1990 et 1992.

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« Je suis très honoré de mener cette mission d’observation au Kosovo, et je compte sur les participants pour respecter la transparence du scrutin », a précisé le parlementaire, à la tête d’une équipe d’une cinquantaine d’analystes. La mission rendra ses premières conclusions peu après le vote de dimanche, avant de fournir un document plus détaillé contenant des recommandations pour les prochaines échéances électorales. D’ici là, le Kosovo aura normalement mis fin à la crise politique qui secoue l’action politique depuis des mois.

Raphaël Marchal

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