Notre projet

Le Kosovo est le plus petit pays des Balkans – la même superficie que l’Île-de-France – mais aussi le plus pauvre.

Chômage, tensions communautaires… Près de 20 ans après la guerre qui a opposé Albanais et Serbes, ce pays d’1,8 million d’habitants peine à se rétablir.

Petit retour en arrière. Début 1998, le Kosovo est encore une région autonome appartenant à la Serbie, mais majoritairement peuplée d’Albanais. Le conflit éclate entre séparatistes albanais et autorités serbes… C’est la guerre. Serbie et Albanie se disputent ce territoire où cohabitent les deux peuples. L’enclave kosovare est alors placée sous la tutelle des Nations unies jusqu’au 17 février 2008, date à laquelle le Kosovo s’autoproclame indépendant. Un statut reconnu par l’Albanie mais nié par la Serbie.

2017 est une année charnière pour le pays. Pour la première fois, des premiers responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité vont être désignés et jugés. L’actuel président du Kosovo, Hashim Thaçi, pourrait être l’un d’entre eux. Un tribunal kosovar est créé cette année à La Haye (Pays-Bas), où se situe notamment la Cour pénale internationale. Cette cour, délocalisée, appliquera la législation nationale et permettra de juger ces crimes tout en protégeant les témoins-clés.

Ces procès témoignent des efforts du Kosovo à se conformer au droit international. Les Européens pourraient y voir un signal fort de rapprochement à l’heure où le pays regarde l’Union européenne (UE) avec espoir. S’il n’est pas officiellement candidat à l’intégration au sein de l’UE, le pays a adopté l’euro dès 1999 et tisse des liens économiques avec elle depuis 2008.

Pourtant, cette vision pro-européenne divise encore les Kosovars. La Serbie et l’Albanie, qui souhaitent aussi rejoindre l’UE, voient d’un mauvais œil ce rapprochement. Une rivalité qui ravive les tensions communautaires au sein du Kosovo. L’UE est donc une solution d’avenir pour le pays mais aussi, paradoxalement, un danger pour sa stabilité.

Venez découvrir avec nous ce pays, le plus jeune de l’Europe, qui tente de se construire.

Florie Castaingts et Manon Gayet