Au lendemain de notre arrivée, nous n’avons pas eu le temps de nous reposer. Déjà, l’énergie de Pristina nous rattrape et, pour certains, le début des aventures commence.

Jour 2 à Pristina. Le réveil n’aurait pas pu être plus typique. Dès 5h du matin, le muezzin a lancé son appel à la prière. Pour certains d’entre nous, c’était une grande première. Une jolie manière de se mettre en marche dans un pays que nous avons rêvé pendant des mois !

Après une première conférence de rédaction rapide, tout le monde se disperse. Même si nous restons 10 jours, pas le temps de chômer ! Certains d’entre nous ont même commencé leur journée aux aurores. Les yeux piquent, les premiers pas dans les rues de Pristina sont hésitants. Il faut dire que la ville bouillonne. Des voitures partout, des échoppes à tout va, de la musique entêtante à chaque coin de rue et puis… le soleil brûlant de l’été kosovar… 32 degrés ! A peine avons-nous quitté la canicule parisienne que celle-ci nous rattrape à Pristina.

Mais bon, pas question de se plaindre. Les rencontres sont fructueuses… ou du moins singulières. Quelques valeureux rencontrent Enver Hoxhaj, le ministre des Affaires étrangères, au siège de l’institution. Et autant dire que la réunion prend vite un tour politique. L’un d’entre nous ose poser la question qui fâche : « Comment expliquez-vous que le Kosovo compte parmi le plus grand nombre de musulmans qui partent faire le djihad en Syrie ? » La réponse ne se fait pas attendre. Enver Hoxfaj demande à arrêter de filmer l’interview. L’ambiance qui s’ensuit se révèle glaciale, comme nous le raconte notre cher Florent : « On s’est fait sèchement refroidir », explique-t-il.

La fin d’une journée bien remplie où nous avons pu fêter les 400 likes de notre page Facebook sur Kosovox ! ©Kosovox

Mais Pristina, ce n’est pas que des aléas, c’est aussi de bonnes surprises, et pas des moindres. Les prix sont tout simplement imbattables. A peine deux euros pour une salade grecque fournie et trois euros pour un hamburger à plusieurs étages. La vie parisienne nous semble loin ! Il faut voir les étoiles dans les yeux de Sofian.

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C’est sûr, nous ne mourrons pas de faim au Kosovo et nous pourrons même nous régaler avec quelques spécialités locales. Une a attiré notre attention, le mantija. Ces petites boules de viandes, entourées de pâtes et cuites au four, sont généralement servies avec du yaourt local. Alors, c’est promis, demain, nous mangeons kosovar ! Ju bëftë mirë !

Sophie Vincelot

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